Arbitrage à deux.

Depuis le 9 avril 2017 et l’expérimentation très satisfaisante de l’arbitrage à deux par Messieurs Mohamed Drizza et Benjamin Casty, ce modèle d’arbitrage bien connu de la NRL (depuis son expérimentation en 2008 et sa généralisation en 2009) a été utilisé lors du Magic Week-end de Carcassonne du 29 et 30 avril 2017. Il constitue depuis cette date le mode d’arbitrage du championnat de France Élite 1.

Lors de la désignation des arbitres, l’un des deux est désigné comme arbitre principal et l’autre comme arbitre assistant.

Le rôle de l’arbitre principal :

  • Il se place dans la ligne de défense, à 10m du tenu. Il arbitre le match, de la même manière qu’en mode solo. Il est responsable des tenus, de leur décompte et de siffler toute faute quand cela est nécessaire.

Le rôle de l’arbitre assistant :

  • Il se place dans l’axe du tenu, derrière celui-ci, côté attaquant. Il dispose ainsi d’un angle de vue différent du match. Il transmet des informations à l’arbitre principal de la même manière que le ferait un juge de touche.

Tout au long du match, les deux arbitres échangent leurs poste respectif et leurs responsabilités (par exemple, quand l’équipe attaquante rend le ballon à l’équipe en défense).

Quelques précisions sur le placement des arbitres :

  • Sur tenu, l’arbitre principal est à 10m, au niveau de la ligne de défense. L’arbitre assistant se met du côté de l’attaque à 3 ou 4 m dans l’axe du tenu, ou légèrement dans le côté fermé.
  • Sur les actions de jeu au pied placé (coup d’envoi, de renvoi, pénalité), l’arbitre référent est près du botteur. L’arbitre assistant se place en arrière de la réception présumée.
  • Sur mêlée, l’arbitre assistant suit la progression du ballon. L’arbitre référent est à 10m dans la ligne de défense.
  • Près de la ligne d’essai, l’arbitre principal se place derrière la défense, dans la zone d’en-but.

 

En conclusion, les arbitres parcourent globalement une distance réduite pendant un match, éprouvent un ″confort physique″ supérieur, évitent ainsi, dans la majorité des cas, de se trouver physiquement ″dans le rouge″ et conservent plus de concentration et de lucidité pour appréhender les situations de jeu. Cette nouvelle donne fluidifie et accélère le jeu.

Par ailleurs, les arbitres communiquent plus avec les joueurs (l’assistant avec les attaquants et le référent avec les défenseurs).

Enfin, cela favorisera certainement le lancement d’un arbitre prometteur dans le ″grand bain″ qui sera prioritairement assistant.

Challenge Vidéo.

A l’occasion de la Finale du Championnat de France Élite 1 du samedi 3 juin 2017 (coup d’envoi 17h45) au Parc des Sports de Narbonne, la Fédération Française de Rugby à XIII innove avec le ″Challenge Vidéo″.

Chaque équipe peut demander un “Challenge Vidéo” par mi-temps. Soit 2 au maximum dans un match.

Quand : une équipe peut solliciter l’arbitrage vidéo pour faire valider un essai de son équipe ou invalider un essai de l’équipe adverse.

Qui : c’est l’entraîneur identifié sur la feuille de match qui peut, exclusivement, le demander au 4ème arbitre. Ce dernier qui est relié à l’arbitre central via la communication portée, lui indique la demande de ″Challenge Vidéo″. Le 4ème arbitre brandit alors un panneau rouge pour avertir le public du ″Challenge Vidéo″.

Comment : l’entraîneur dispose de 10 secondes pour avertir le 4ème arbitre de sa décision de solliciter un ″Challenge Vidéo″.

Exclusions : le ″Challenge Vidéo″ ne pourra pas être demandé dans les cas suivants : 40/20, brutalité ou passe en avant.