Comment vont nos blessés ?

Bruno Castany, 23 ans

Bruno Castany, 23 ans

le 30 novembre 2019, ligaments du genou.

« Cette première blessure grave m’a  mis la tête au fond du seau et le soutient permanent de ma copine et de mes parents, associé à l’expérience personnelle et professionnelle de mon père m’ont permis de faire face au découragement et d’envisager la suite, convalescence et rééducation, plus sereinement. Aujourd’hui je commence lentement à trottiner chez le Kiné trois fois par semaine et je continue les exercices pour retrouver la masse musculaire perdue sur la jambe opérée. Le dernier avis médical me donne jusqu’au début du mois d’avril pour retrouver une vie à peu près normale. Rester en contact avec mes coéquipiers et venir au stade Georges Vaills le dimanche change mon quotidien et ces relations me permettent de me projeter sur la prochaine saison ».

Yacin Atba, 20 ans

Yacin Atba, 20 ans

le 2 janvier 2020, ligaments du genou.

« En première année de BTS Négociation et Digitalisation de la relation Client (NDC), je remercie ma mère pour son soutient  indéfectible dans cette épreuve difficile à supporter, douleurs, opération, puis convalescence avant d’entamer la rééducation. Heureusement mes cours me permettent de me concentrer sur d’autres sujets et d’oublier mon inactivité physique forcée. Mon grand frère Sofiane, passé par là,  lui aussi, m’a bien aidé. Je passe chez le Kiné tous les jours pour du renforcement de tous les groupes musculaires de la jambe opérée. Je fais également des séances de musculation pour le haut du corps, adaptée par notre préparateur physique, Romain Aggéry, dans sa salle avec l’équipe des Broncos. Garder le contact avec l’équipe me fait beaucoup de bien au moral. Après le feu vert médical je me préparerai tout l’été pour être prêt pour la prochaine saison. »

Loïc Rosemplatt, 24 ans

Loïc Rosemplatt, 24 ans

le 8 décembre 2019, fracture péroné, luxation de la cheville avec arrachements des ligaments.

« Les douleurs consécutives à l’opération associées à l’immobilisation totale de la jambe opérée ont été difficiles à supporter. Heureusement cela n’a pas duré trop longtemps. Une autre difficulté réside dans l’inactivité liée à l’arrêt nécessaire de travail qui a modifié totalement mon emploi du temps qui se partageait entre ma copine, le Rugby à XIII, mon travail et mes amis. En dehors de mes trois séances de kiné par semaine, des deux séances de musculation adaptées pour le haut du corps dans la salle de notre préparateur physique, Romain Aggéry, avec l’équipe de Palau XIII, je partage le reste de mon temps entre la télévision et une PlayStation… Vivement la reprise du travail et le feu vert médical pour le retour au sport que j’espère le plus tôt possible ! »

Anthony Carrere, 32 ans

Anthony Carrere, 32 ans

le 9 février 2020, fêlure ou fracture du cartilage de côtes.

« Cela a été super douloureux. Impossible de dormir sans l’apport d’un antidouleur particulièrement costaud. Respirer est difficile, rire, tousser ou éternuer une vraie torture ! Depuis la dernière semaine je peux dormir sur le côté opposé… Cette saison est une mauvaise série pour moi, ce n’est pas ma première indisponibilité. J’espère qu’à partir de ma reprise je pourrai aller au bout de ce championnat sans encombre !  Je pense que compte tenu de l’évolution de cette douleur  je serais peut être en mesure de reprendre dans deux ou trois semaines… »

Hadrien Domergue, 24 ans

Hadrien Domergue, 24 ans

le 20 décembre 2019, fracture du bassin et fortes contusions sur la main.

« J’ai été la victime d’un accident de la route à quelques centaines de mètres du stade en venant à l’entraînement. Un automobiliste, très alcoolisé, venant dans l’autre sens a perdu le contrôle de son véhicule, a quitté brutalement sa voie de circulation et percuté ma voiture. Le choc a été terrible ! Cet accident, outre les blessures dont je souffre toujours, m’a fait perdre l’opportunité de jouer et de travailler en Australie dans l’équipe de la Gold Coast,  Murwillumbah Mustangs, avec lesquels j’avais un contrat à effet du 28 janvier 2020, pour toute la saison de rugby league. Ce projet personnel et sportif, qui incluait ma copine,  est passé,  comme ma voiture, par perte et  profit ! Cette période d’inaction imposée m’a forcé à trouver une activité de substitution et je me suis mis à faire la cuisine avec un Wok… C’est très agréable et je prends des conseils en déjeunant de temps en temps au Gringo. Je crois qu’il me faut encore pas mal de temps pour récupérer le physique et encore plus de temps pour évacuer le traumatisme de cet accident pour lequel il faudra peut être que je me fasse aider.« 

 

Julien Bernard, 26 ans

Julien Bernard, 26 ans

le 29 février 2020, Fracture de l’avant-bras.

« Cinq semaine de plâtre puis quatre semaines de rééducation, c’est long !« 

 

 

Quand elle survient, la blessure bouleverse  le quotidien. Le sport constitue souvent l’élément le plus important et presque toute la vie du sportif s’organise autour.  Alors quand tout s’arrête brutalement, la douleur, le parcours médical (éventuellement chirurgical),  la perspective d’une longue convalescence puis la rééducation noircissent l’horizon…

Dans cette occurrence, le quotidien de l’athlète blessé, habitué à évaluer finement ses sensations corporelles, change radicalement et brutalement, comme conserver la position couchée ou assise pendant un certain temps, ne plus pouvoir se mouvoir rapidement, etc… La difficulté de réaliser les gestes simples de la vie, comme tout un chacun, contraste alors fortement avec une pratique sportive de haut niveau.

L’écoute de nos blessés, auxquels tous les membres du club souhaitent un prompt rétablissement, permet de mettre en exergue certains éléments du ″vivre avec″ :

 

  • Comprendre la blessure est fondamental pour l’accepter.
  • Être bien entouré, conjoint, parents, amis et coéquipiers constituent l’environnement idéal pour vivre au mieux les sentiments éprouvés.
  • Gardez un rôle actif durant la convalescence et la rééducation en mettant la même énergie que celle liée à l’entraînement.
  • Passez du temps avec amis sportifs et coéquipiers.
  • Si la blessure le permet, poursuivre en l’adaptant une partie de l’entraînement.
  • Être patient et positif et en cas de besoin ne pas hésiter à demander de l’aide.